Ecorénovation pour un logement sain, économe et durable

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“L'éco-rénovation, une démarche pour un projet efficace et durable”

Qu'est-ce que l'écorénovation ?

On peut considérer son logement comme faisant partie intégrante de notre organisme, le temps passé dans notre logement étant une grande partie de notre vie, il est lié à l’état de notre santé.

Il n’y a pas de définition précise de l’écorénovation ou de l’écoconstruction.

La définition pourrait être la suivante : rénovation ou construction d’un bâtiment ayant le moins d’impacts environnementaux et sanitaires pour l’homme.

On pourrait aussi définir les points suivants :

  • Prise en compte de l’environnement proche du bâtiment,

  • Prise en compte des réseaux électromagnétiques terrestres et industriels,

  • Mise en place d’une enveloppe limitant le plus possible le recours à des systèmes,

  • Utilisation de matériaux biosourcés, renouvelables et locaux,

  • Prise en compte de l’équilibre hygrothermique entre l’intérieur et l’extérieur.

 

Pourquoi rénover ?

  • isoler pour être en confort été comme hiver (hygrométrie et température),

  • diminuer son empreinte carbone,

  • assurer un confort acoustique,

  • par voie de conséquence, faire des économies,

  • valoriser son patrimoine.

 

Comment rénover, quelles règles et obligations ?

On peut rénover son logement de plusieurs façons. La méthode conventionnelle ou la méthode écologique.

Vous l'aurez compris chacune de ces méthodes a ses raisons d'exister.

 

  • La méthode conventionnelle : c'est la méthode la plus répandue, elle est arrivée à l'aire industrielle

    Elle est adaptée pour des bâtiments de conception classique, il n'y a pas ou peu de prise en compte de l'environnement (outre l'obligation de respect des règlementations thermiques en vigueur) :

    • elle a la réputation d'être économique (c'est à calculer...),

    • utilisation de materiaux normés,

    • mise en œuvre standardisée,

    • amélioration par post de déperdition (et non pas de façon globale).

 

  • La méthode éco-logique : elle se démocratise et devient donc largement abordable

    Cette démarche est totalement adaptée à la rénovation du bâti traditionnel puisqu'elle utilise et améliore les techniques anciennes de mise en œuvre et de conception. Elle permet d'utiliser les atouts du bâtiment (exposition, inertie, disposition des pièces, ...) :

    • prise en compte des apports naturels gratuits et de l'environnement du bâtiment,

    • optimisation de l'isolation thermique afin de limiter les besoins de chauffage :

      • diminution de l'investissement dans les systèmes de chauffage (très grosse économie)

      • diminution des consommations (diminution des factures et des émissions de Gaz à Effet de Serre)

    • utilisation de matériaux biosourcés et écologiques

      • durabilité dans le temps (efficacité de 40 à 50 ans contre 20 ans maximum pour des isolants conventionnels)

      • meilleur confort hivers comme été (déphasage important des matériaux ce qui évite l'investissement dans une climatisation),

      • meilleure gestion de la vapeur d'eau (très important pour éviter les pathologies du bâti ancien)

      • Peu d'émanation de produits toxiques

    • Meilleure gestion de la ventilation :

      • filtration de l'air extérieur et intérieur pour un air propre et un meilleur confort sanitaire.

 

  • La rénovation est encadrée par des obligations règlementaires minimales à respecter décrite dans l'arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants. Ces caractéristiques sont minimales et peuvent bien sûr être dépassées suivant les besoins de chacun on pourra donc atteindre les objectifs de la RT2012 voire de l'habitat passif.

  • La construction est elle aussi encadrée par une règlementation définie dans l'arrêté du 11 décembre 2014 relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique applicables aux bâtiments nouveaux et aux parties nouvelles de bâtiment de petite surface et diverses simplifications.

 

Arrêté du 3 mai 2007        Arrêté du 11 décembre 2012

        RT Existant                                    RT2012